La chanteuse Nicki Minaj regrette l'avortement de son enfant

nicki_minaj.jpgDans sa vidéo Autobiography, elle traite de cette question, et elle revient sur ce souvenir douloureux dans sa nouvelle chanson, All Things go. Voici un extrait des paroles de la chanson Autobiography (2009)

(Photo : Eva Rinaldi sur wikimédia.org, licence creative commons)

(...)Bébé, excuse-moi, maman était jeune

Maman était trop occupée à profiter de la vie

Je ne me félicite pas de m'avoir fait avorter

Mais Dieu sait que je valais mieux que ça

Je t'ai conçu et abandonné, rien que le concept semble diabolique, ma conscience me rattrape

J'ai été idiote car j'ai écouté les gens qui me disaient que j'étais pas prête à t'avoir

Mais qu'est-ce qu'ils en savaient ?

Et bien sûr c'était pas de ta faute, je te sens avec moi

Je t'entends dire « maman ne pleure pas, ne vois-tu pas que je suis là ? »

Tu dois savoir ce que tu représentes à mes yeux.

Quand je dors je nous vois tous les deux dans mes rêves

J'aimerais pouvoir toucher ton petit visage

Si Dieu le décide peut-être qu'on pourra se revoir

 Dans sa chanson All things go, elle mentionne que cet enfant aurait 16 ans.


Deux mois après, il pleure toujours... Témoignage sur un récent avortement

regard_vide.jpgSur le site de mamanpourlavie.com du 10 novembre 2014 :

(Photo : Alyssa L. Miller sur flickr.com, licence creative commons)

J'ai 16 ans.
Je suis une ado tout ce quil y a de plus ordinaire. Je ne fume pas je ne bois pas. Je ne couche pas à gauche à droite.
Pourtant, je suis tombé enceinte..
Le jour ou je l'ai su, enfait que jai fais le test et qu'il en est resorti positif, parce que j'avais deja beaucoup de signes ( nausées, mal au ventre, toujours faim, retard des regles),jai voulu mourrir. Pourquoi moi? Une adolescente avec une vie bien banale?
Jai tout de suite envoyer la reponse a mon amoureux. Il se sentait attrocement coupable. On a convenu que le lendemain, on irais à l'urgence. On avait aucune idée quoi faire. Et pas question d'en parler à nos parents. On arrive à l'urgence, on explique à l'infirmière au triage notre situation, et je vous jure, elle s'est mise à pleurer. Elle avait pitié..
Elle nous a réferé a une travailleuse sociale, qui elle nous a référé à une clinique d'avortement situé a 1h30 de chez moi, c'étais la plus proche. On a appeller et on a pris rendez-vous le 17 septembre.
C'étais difficile de me faire à l'idée que ce petit bout qui grandissait en moi, devait partir. Mais c'étais pour son bien.
J'avais peur, peur d'avoir mal, peur de ne plus vouloir, peur de le regretter.
Le jour J, on a rencontré une travailleuse sociale qui nous a tout expliqué comment ça se deroullerait, mais pour être très franche, je n'écoutais rien. J'avais la tete ailleurs.
Quand est venu l'heure, ils n'ont amener que moi dans la salle, mon copain me regardait partir, impuissant. Quand il est arrivé j'avais une robe d'hopital, une seringue dans le bras, et un regard qui le suppliait de me sortir de là.
Ont nous a amené dans une autre salle, on ma couché sur une table, et on ma fais l'echographie. 6,1 semainea ma petite crevette. Ensuite tout est flou, on ma injecté des trucs, je ne me souviens de presque rien. Juste qu mon amoureux a été avec moi tout au long. Je devais avoir un regard vide. Cest comme ça que je me sentais, vide.

Ça été un des pires jours de ma vie. Mais jai réalisé beaucoup.
Jai réalisé la chance que j'avais d'avoir quelqu'un comme lui à mes cotés.

Je ne te cacherai pas, encore aujourdhui cest tres difficile, juste l'autre soir, mon amoureux cest couché sur mon ventre, et il s'est mis a pleurer.
Notre bébé nous manquera toujours. Mais il veille sur nous..
Voila mon histoire d'avortement, et si vous avez des questions, n'hésitez pas.

Alors qu'ils ont demandé de l'aide, on ne leur a proposé aucun autre choix, aucune autre solution que l'avortement. Et « encore aujourd'hui cest tres difficile», et «il s'est mis à pleurer », et « Notre bébé nous manquera toujours »...

Une société inhumaine qui n'apporte aucune aide, au contraire, et laisse dans les larmes, avec seulement ce vide à l'intérieur... et un discours stupide pour tenter d'oublier, selon lequel tout est pour le mieux, pour le mieux de l'enfant... L'avortement, « c'étais pour son bien »...

Le gâchis total...

La raison pour laquelle nous combattons, pour que de telles histoires ne se reproduisent pas.


Témoignage de l'ancien mannequin Amada Rosa Perez sur son avortement

amada_rosa.jpgSur le site de medias-presse.info du 27 octobre 2014 :

Depuis la Colombie, Amada Rosa Perez, a aussi confessé qu’elle avait subi un avortement suivi du syndrome post-avortement. Dans son témoignage, le modèle raconte: « A cette époque où j’étais enceinte, j’aurais souhaité trouver l’aide de quelqu’un, quelqu’un qui m’aurait dit quelque chose de positif et de beau, comme qu’être maman ce n’est pas mal. »

(...)

Le mannequin explique qu’elle a avorté parce que dans son entourage elle ne rencontrait que des réactions lui disant qu’il fallait privilégier sa carrière. Elle avoue qu’elle a eu peur, qu’elle ne l’a pas dit à ses parents et a décidé de se débarrasser de son bébé

Elle soutiendra la manifestation « Chaque vie est importante » qui aura lieu le 22 novembre 2014 en Espagne et l'on peut entendre son court témoignage, en espagnol, ici.

 

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Le suicide de l'actrice indienne Jiah Khan lié à son avortement

Sur le site de chretienslibre.over-blog du 20 juin 2013 :

(Photo : Bollywood Hungama sur wikimédia.org, licence creative commons)

 

 

 

 

L'actrice anglo-indienne Jiah Khan, qui avait tourné dans d'importantes productions de Bollywood, s'est suicidée à Mumbai aux environs du 2 juin, faute d'avoir pu surmonter la dépression causée par son avortement ainsi que par des abus présumés de son conjoint, d'après les informations d'Aciprensa.

La défunte a laissé une lettre, trouvée par sa soeur, dans laquelle elle expliquait à son partenaire les raisons de son geste. "J'ai avorté notre bébé", dit cette jeune femme de 25 ans, "et cela m'a profondément meurtrie. J'avais peur de continuer cette grossesse, et je me suis entièrement confiée à toi", dit l'actrice à son ami, Suraj Pancholi, et elle l'assure que "ce que tu m'as fait souffrir tous les jours a détruit chaque parcelle de moi-même, a détruit mon âme."

Un témoignage tragique parmi tant d'autres...


Parcours de deuil centré sur l'enfant non né, au Cap-de-la-Madeleine

(Photo :  一日は目覚ましコーヒーから始める sur flickr.com, licence creative commons)

Comment pouvez-vous comprendre ce que  je ressens?
Comprendre tant de douleur?
Rien ne me console...
Je prie pour que quelqu’un m’écoute...
Miracle, Whitney Houston


Parcours de deuil  centré sur l’enfant non né du 5 au 9 octobre 2014 au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, Cap-de-la-Madeleine, Québec, Canada

 

Ce parcours de deuil centré sur l’enfant non né s’adresse aux :

A. Femmes ayant vécu un avortement spontané ou provoqué et désirant entreprendre une démarche de deuil de leur enfant non né

B. Hommes ayant participé ou non à la décision de l’avortement  et désirant faire le deuil de leur enfant non né

C. Personnes voulant en apprendre davantage sur le « Parcours de deuil centré sur l’enfant non né » : intervenante, psychologue, médecin, etc.

D. Frères ou soeurs d’enfants avortés qui pensent souffrir du « syndrome du survivant » « J’ai participé à ce parcours de deuil « Des ténèbres à la lumière » en septembre 2013 à Medjugorje. Il m’a permis de me dire en vérité et sans jugement, en présence de femmes italiennes et polonaises de tout âge.
Je vous le recommande sans hésitation. »

Benedetta est une professionnelle, certes, mais elle est aussi une personne aimante et accueillante.

Dr Benedetta Foà

Psychologue et consultante en post-avortement

RÉSERVEZ VITE : Places limitées à 12 personnes

Information et inscription : Lise Dufour - Téléphone : 1 418 456-0743 Courriel : dufourl@ca.inter.net
+ Dr Benedetta Foà : info@benedettafoa.it


Charlotte Dawson, une star top modèle s'est suicidé suite à une dépression née... d'un avortement

Sur le site de 7sur7 du 24 février 2014 :

(Charlotte Dawson : sous le sourire de la top modèle, le goût de mourir suite à un avortement sous la pression de son ex-copain...)

(Photo : Eva Rinaldi Celebrity and Live Music Photographer sur flickr.com, licence creative commons)

(...)Charlotte avait révélé dans le passé que Scott Miller l'avait forcée à avorter. "Mon accouchement était prévu au même moment que les Jeux Olympiques de Sydney en 2000. Je le voyais hésitant. Rien ne pouvait se mettre en travers de son chemin. Il a été décidé que j'avorte et qu'on essayerait d'avoir un enfant plus tard. Qui peut avoir besoin d'un foetus quand on peut décrocher une médaille: d'or, hein?" Après son avortement, Charlotte se sentait "comme une merde". C'est ce qu'elle écrivait dans son livre "Air Kiss and Tell", sorti il y a deux ans. "Peut-être que c'était hormonal mais je sentais les prémices de ce que je peux maintenant identifier comme ma première expérience de dépression." (...)

Les féministes ne comprennent pas cette réaction : le syndrome post-avortement, non politiquement correct, ne saurait exister...


Petit rappel dans La Presse sur le congé de « maternité » après avortement...

Sur le site du journal La Presse du 7 novembre 2013 :

(S'il est éliminé, pourquoi offrir un congé de « maternité »...? Pour soigner un syndrome post-abortif peut-être...)

(Photo : aoineko sur wikimedia.org, licence Creative Commons)

 

(...) Les deux parents peuvent s’absenter du travail pendant cinq journées après une interruption de grossesse à compter de 20 semaines. Ensuite, la salariée a droit aux 18 semaines de congé de maternité prévues par la loi.

Si la grossesse est interrompue avant la 20e semaine, la salariée a droit à un congé de maternité spécial d’un maximum de trois semaines, à moins qu’un certificat médical atteste le besoin de prolonger le congé.

Source : Commission des normes du travail


Témoignage sur les regrets causés par un avortement

On trouve chaque semaine ce genre de témoignage sur les sites de discussions. Celui-ci est du 20 octobre 2013, sur le site psychologie.com :

(pixabay)

 

(...)
Un jour, j'ai appris que j'étais enceinte. Un choc. L'impression de vivre un cauchemar. L'envie de me pincer fort pour me réveiller. L'envie de creuser un trou et de m y cacher. Comment avais je pu être aussi négligente ? Moi, qui depuis le début de ma sexualité, avait été vigilante à ce sujet et m étais toujours dit que ça ne m'arriverait pas à moi.
Je me suis sentie seule, abandonnée, incomprise, honteuse et monstrueuse, malgré le soutien de ma mère, car mon choix était fait avant même de tomber enceinte. Je ne pouvais le garder pour des tas de raisons. je devais avorter. J'aurais tellement voulu que les choses se passent différemment le jour ou j'apprendrais que je serais enceinte. J'aurais voulu être heureuse. Là, étant une grossesse non désirée et ne pouvant pas le garder, j'ai juste eu l'impression de me noyer dans ma propre vie.

J'ai senti cet être grandir en moi et mon corps changer, face à l'arrivée de cet "intrus".
En tout je suis allée à l'hopital 7 fois en 1 mois. 3 pour pouvoir avorter avec le medicament, qui se résume à l empoisonner et à l'expulser tel un vulgaire oeuf. 1 pour refaire une echo et constater qu il etait tjrs là, bien installé, tjrs vivant. et 3 pour avorter chirurgicalement, par aspiration. En l'écartelant.

Si après l'opération j'étais soulagée, heureuse de pouvoir enfin tourner cette page sombre de ma vie, les regrets et la tristesse se sont vite emparés de moi. je sais bien qu'au vue des circonstances c'était la meilleure choses à faire, mais c'est pour fort que moi. Je ne peux m’empêcher de me demander : et si ? et si j'avais pris l autre option ? et si je lui avais une chance de vivre ?
De plus, je n'arrive pas à m enlever de la tête l'image de l'echo consécutive à l avortement médicamenteux loupé. Elle était bien différente de la première quelques semaines auparavant, ou l'embryon n'était qu une petite masse aux contours indéfinis. Cette fois j'y ai vu une ébauche d humain avec une tête, quatre bourgeons de membres ainsi que le cordon ombilical, le reliant à la paroi protectrice de mon endomètre douillet et chaleureux dans lequel il se croyait en sécurité. Je crois même que s'il n'avait pas été dangereux de le garder à cause des risques de malformations liés à la prise du médicament, je l'aurais gardé.
Cette image est dorénavant gravée en moi. Je n'arrive pas à la chasser. Je n'arrive pas non plus à parler de tout cela à mon entourage. J'ai peur de perdre la face, alors je fais bonne figure.
En plus, je vais surement devoir recommencer. D'après mon echo de contrôle, tout n'est pas parti. Il y a beaucoup de caillots et un bout de placenta, ce qui est dangereux à cause du risque infectieux. Et mes règles auront peu de chances de les faire partir naturellement.
 

(...)

Je me répète sans cesse que ce n est qu'une passade, que tout finira par s'arranger. Je ne m'octroie que quelques rares moments, la plupart du temps seule, pour extérioriser ma souffrance, que j'ai largement tendance à refouler. Ma mère me demande souvent si ça va, se préoccupant de mon moral, bien au courant des risques de déprime post ivg. . Je fuis le sujet en répondant que je vais bien. Elle est déjà assez mal par rapport à ma mamie et à d autres soucis familiaux. Je ne veux pas en rajouter. Et de toute façon, je crois que même si j en parle, personne ne pourra m aider, me comprendre. Je n ai que ce que je mérite. J'ai semé la mort, à quoi aurais je pu m attendre d autre..
Je fais des cauchemars les nuits où je vois plein de bébés. Puis je me réveille totalement chamboulée. Je n'arrive plus à regarder des bébés ou des jeunes enfants sans me dire que je ne suis qu'un monstre.

De nos jours nous avons cette chance les femmes de pouvoir décider quand et avec qui nous voulons donner la vie. ok. Mais zut, qui suis je pour avoir décider la mort pour cet enfant ? je me répète que ce n'était qu'un embryon, car c'est ce que ma mère m'a dit pour me réconforter les rares fois où j'ai exprimé ma tristesse. Que je ne pouvais pas la voir tué puisqu il n'était pas né. Balivernes. Ça ne me console pas. C'était tout de même un être humain...

Je me vois désormais comme une tueuse d enfant, qui plus est le mien. INFANTICIDE.

Peut être que je suis une peu folle de réfléchir autant, peut être devrais je simplement penser à autre chose, me concentrant sur des choses plus joyeuses de ma vie, au lieu de me tourmenter et de me lamenter sur mon sort de la sorte.
Je ne pensais pas réagir comme ça, je me croyais assez forte pour faire face à cela. De toute évidence, soit j'ai sous estimé la situation, soit je me suis surestimée.

Bref, j'ai perdu mon bébé, ma paix intérieure et ma conscience.

Voici un extrait d'une réponse d'une personne tentant de lui faire croire que l'avortement fut le bon choix :

avorter ce n'est pas cliquer sur la touche "delete" et repartir à zéro comme si ca n'avait jamais existé. C'est malheureusement ce que de nombreuses personnes s'imaginent, jusqu'au jour où elles se trouvent confrontées à la situation. Alors ce n'est pas que tu ne sois pas assez forte, c'est sans doutes que tu n'avais pas envisagé les conséquences de ce geste.

Et les conséquences, terribles, demandent l'aide et le soutien pour que la mère puisse se pardonner ce geste que la société encourage à faire : l'élimination de son enfant.


Des médecins «pro-choix» témoignent de la souffrance psychologique des femmes ayant avorté

Sur le site du journal Libération du 9 mars 2012, cet article des gynécologues Israël Nisand et Brigitte Letombe, et de la psychanaliste Sophie Marinopoulos  :

 

(Sophie Marinopoulos, Israël Nisand)

 

 

 

(...)
 
Défenseurs dès la première heure de l’accès à l’interruption volontaire de grossesse et de la qualité de sa réalisation dans les hôpitaux, nous ne pouvons pas laisser dire que les femmes qui y ont recours ne sont pas marquées, d’une façon ou d’une autre, par cette expérience. Nous voyons chaque jour dans nos consultations des femmes qui nous disent leur souffrance psychologique et leur mal-être parfois de nombreuses années après, alors qu’elles auraient pu «cocher» lors d’un sondage que «tout allait bien». La souffrance ne se coche pas, elle se parle ! Sauf à ne considérer les femmes que dans le registre physique, sauf à omettre leur vie psychique, on ne peut pas écrire que l’accouchement présente un plus grand risque que l’IVG.
 
Cette posture, qui date de la médicalisation de l’IVG en France, revient à dire que l’avortement n’a aucune conséquence dans la vie d’une femme. Certes elles ne meurent plus ; certes les cases à cocher ne montrent plus de complications, mais tous les cliniciens qui rencontrent des femmes savent qu’il s’agit là d’un vrai négationnisme : il s’agit de dénier le fait qu’une IVG peut marquer douloureusement une vie. Nous n’avons jamais rencontré de femmes pour qui l’avortement a constitué «un événement fondateur de leur vie d’adulte» et nous ne voyons pas quelle étude statistique permet d’affirmer cette énormité.
(...)
A une époque où tout se mesure, tout s’évalue, et où tout doit être rentable, nous proposons de ne plus ignorer les difficultés psychiques des femmes qui ont subi une IVG et de tout faire pour prévenir cet événement d’autant plus indésirable qu’il se produit tôt dans la vie des femmes, épargnant toujours les garçons si peu initiés à leur vraie responsabilité.

Des femmes meurent toujours dans des cliniques d'avortement, mais il ne faut pas trop demander à des médecins qui pratiquent l'avortement. C'est déjà bien qu'ils reconnaissent les souffrances indicibles des femmes ayant avorté...


Trois semaines après l'avortement, le tiers des femmes ont déjà des symptômes post-traumatiques selon une étude

Sur le site de l'Université de Montréal du 2 février 2009 :

 

 

Le tiers des femmes qui subissent un avortement présentent des symptômes de stress post-traumatique trois semaines après l'intervention. «C'est-à-dire qu'elles ont des cauchemars et des souvenirs qui accentuent leurs sentiments de culpabilité et de détresse. Certaines pleurent fréquemment, ont du mal à trouver le sommeil ou entretiennent des idées noires, voire suicidaires», explique Marie-Alexia Allard, étudiante au doctorat et auxiliaire de recherche au Département de psychologie de l'UdeM.
 
C'est auprès d'un groupe de 42 patientes du Centre d'orthogénie de l'Hôpital d'Aurillac, en Auvergne, que la psychologue a mené son étude entre les mois de janvier et de mai 2007, dans le cadre de sa maitrise en psychopathologie à l'Université de Toulouse II-Le Mirail. Elle a interrogé les femmes avant l'avortement, puis à deux autres occasions: le jour de l'intervention puis trois semaines plus tard. «Près de la moitié des répondantes, soit 45 %, présentent des symptômes d'anxiété intense trois semaines après leur sortie de l'hôpital et le tiers, c'est-à-dire 35 %, de stress post-traumatique. On observe aussi des risques élevés de dysfonctionnements de la personnalité.»
 
L'étudiante, qui poursuit des recherches doctorales à l'Université de Montréal sous la direction de Mireille Cyr, mentionne que l'interruption volontaire de grossesse (IVG) n'est pas le seul élément à avoir contribué à détériorer leur état psychologique. Mais il est évident, à la lecture des réponses aux questionnaires, que l'intervention a eu un effet sur leur santé mentale.
 
En France, on compte 14,7 IVG pour 100 naissances. Ce taux est encore plus haut au Québec: 34,7. Pourtant, les études sur les conséquences psychologiques de ces interventions sont rares, ce que Mme Allard attribue à la difficulté de joindre les femmes qui les subissent. De nationalité française, la doctorante a pu compter sur la collaboration du Dr Christian Mazel, gynécologue obstétricien au Centre d'orthogénie, et de la sage-femme Danielle Allard (la mère de l'étudiante). Sans ces personnes-ressources, il lui aurait été difficile d'établir un échantillon suffisant pour effectuer son étude, sous la direction d'Henri Chabrol, professeur au département de psychologie de l'Université de Toulouse II-Le Mirail, et avec la collaboration de Natalène Séjourné.
 
(...)
 
Dans l'échantillon étudié par la chercheuse, 14 % des femmes ayant subi un avortement n'en avaient parlé à personne. Pas même au géniteur. Cela dit, certaines femmes subissent une IVG sans séquelles mesurables. Par ailleurs, près du tiers des femmes (29 %) en étaient à leur deuxième avortement.
 
(...)
 
La psychologue rappelle que la durée de sa recherche et la taille de son échantillon ont limité la portée de son étude. Il aurait été intéressant de retrouver les participantes six mois ou même un an plus tard de façon à mesurer les répercussions à long terme d'un avortement.

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